Souvenir (verbe, nom masculin)


1ère signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Verbe 

(Il se conjugue comme VENIR.) Avoir mémoire de quelque chose. "Souvenez-vous de nos conventions, de vos promesses. Quand il n'y sera plus, on se souviendra de lui avec reconnaissance. Je m'en suis souvenu. Si je m'en souviens bien, la chose se passa à tel moment. Je me souviens qu'il m'a dit cela. Il ne se souvient pas qu'il m'ait dit cela. Je ne me souviens pas s'il y était, s'il y est venu. Je ne me souviens pas quand cela est arrivé, comment cela s'est fait, pourquoi il a fait cela, où cela s'est passé. Je ne me souviens pas qui me l'a dit. Faites-moi d'aller là. Je l'en ferai . Ceci me fait que...."
SE SOUVENIR signifie aussi Garder la mémoire, soit d'un bienfait pour le reconnaître, soit d'une injure pour s'en venger. "Il m'a rendu un grand service, je m'en souviendrai toute ma vie. C'est un homme qui ne se souvient ni des bienfaits ni des injures. Seigneur, ne vous souvenez point de nos offenses."
Par forme de menace, "Je m'en souviendrai," J'en marquerai mon ressentiment. "Il s'en souviendra," Il s'en repentira. On dit de même : "Souvenez-vous-en."
SE SOUVENIR signifie encore Avoir soin, s'occuper de quelque chose. "Je me souviendrai de votre recommandation. Souvenez-vous de mon affaire."
SOUVENIR ne s'employait à l'origine qu'impersonnellement et est encore très usité sous cette forme. "Il me souvient d'avoir lu. Vous cri souvient-il bien? Il lui en souviendra toute sa vie. C'était, il m'en souvient, une belle journée de printemps."
Fig. et fam., "C'est du plus loin qu'il me souvienne" se dit d'une Chose, d'un événement qui date de loin.



2ème signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 

Impression que la mémoire conserve de quelque chose. "Agréable . Fâcheux . Souvenir importun. Perdre le de quelque chose. Rappeler le . Je n'en ai qu'un léger , qu'un confus. Je garderai un éternel du service que vous m'avez rendu. Le triste m'en revient toujours dans l'esprit."
Il se dit aussi de la Faculté même de la mémoire. "Je ne saurais effacer cette action de mon . Vous serez toujours dans mon ."
Il signifie, par extension, Ce qui rappelle la mémoire de quelqu'un, de quelque chose. "Ses blessures sont pour lui les glorieux s de ses victoires. Un d'amitié. Souvenir mortuaire." Absolument, "Permettez-moi en partant de vous offrir ce ."
Il se dit encore d'un Ouvrage du même genre que des mémoires, mais plus personnel et moins important. "Il est occupé en ce moment à écrire ses s. Les s de Mme de Caylus."



1ère définition d'Emile Littré

Verbe 



 1   Venir à l'esprit (sens étymologique et primitif). Il m'est souvenu d'un passage qui confirme mon idée.
CORN.: « Qu'il te souvienne De garder ta parole, et je tiendrai la mienne »
CORN.: « Il peut vous quelles furent mes larmes, Quand Tryphon me donna de si rudes alarmes »
CORN.: « Quoi qu'on m'ait fait d'outrage, il ne m'en souvient plus »
LA FONT.: « Sur ce propos, d'un conte il me souvient »
SÉV.: « Je vous remercie de vous habiller ; vous souvient-il combien vous nous avez fatigués avec ce méchant manteau noir ? »
TH. CORN.: « Il vous souvient de plus que le roi votre père.... - Jodelet : Ma foi, s'il m'en souvient, il ne m'en souvient guère »
RAC.: « Ne vous souvient-il plus, seigneur, quel fut Hector ? »
RAC.: « Mon père, il m'en souvient, m'assura de ton zèle »
Mme DE CAYLUS: « J'ai pu voir Mme de Fontanges ; mais ou je ne l'ai pas vue, ou il ne m'en souvient pas »
    Qu'il me souvienne, autant que je puis me le rappeler.
IMBERT: « De lui je n'ai, qu'il me souvienne, rien à vous dire »
MARMONTEL: « Il vous souvient de cette fête Où l'on voulut nous voir danser »
    Familièrement. C'est du plus loin qu'il me souvienne, se dit d'une chose dont le est presque effacé.
REGNARD: « Vous voir ! c'est du plus loin qu'il me souvienne »
MARIV.: « Vous vous souvenez, quoique ce soit du plus loin qu'il vous souvienne, que c'est la religieuse qui parle »

 2   Se , v. réfl. Avoir mémoire de quelque chose. Je ne me souviens pas s'il y était. Je ne me souviens pas quand cela est arrivé.
LA FONT.: « Je ne me souviens point que vous soyez venue, Depuis le temps de Thrace, habiter parmi nous »
SÉV.: « Nous nous souvenons encore très distinctement comme tout cela passe vite à Paris »
BOSSUET: « À la vue du saint viatique, le prince de Condé se souvient des irrévérences dont hélas ! on déshonore ce saint mystère »
RAC.: « Hélas ! je m'en souviens : le jour que son courage Lui fit chercher Achille, ou plutôt le trépas, Il demanda son fils.... »
LA BRUY.: « Peu de gens se souviennent d'avoir été jeunes, et combien il leur était difficile d'être chastes et tempérants »
VOLT.: « Bonsoir, mon très cher confrère, souvenez-vous de moi avec ceux qui s'en souviennent »
VOLT.: « Il [le P. Thomassin] oublia sur la fin de sa vie tout ce qu'il avait su, et ne se souvint plus d'avoir écrit »
DIDER.: « Qu'il [Pythagore] avait été, et qu'il s'en souvenait bien, jeune garçon, jeune fille, plante immobile, poisson phosphorique, oiseau léger, puis philosophe »
    Je me souvien, écrit sans s, par une licence poétique qui est un archaïsme.
LAMART.: « Je me souvien D'avoir eu pour ami, dans mon enfance, un chien »
    Se de loin, se de choses arrivées il y a longtemps.
    Fig. Il n'est pas vieux, mais il se souvient de loin, se dit ironiquement d'un vieillard qui fait le jeune.
    Avec ellipse du pronom personnel.
VOIT.: « Tous les objets qui se présentent à moi me font d'elle [une dame] »
SÉV.: « Le cocher de Mme de Caderousse fait assez de celui du cardinal de Retz »
VOLT.: « Il [un jésuite portugais] me demanda de l'emploi dans ma maison ; cela me fit de l'aumônier Poussatin [des Mémoires de Grammont] ; je lui proposai d'être laquais »

 3   Garder la mémoire soit d'un bienfait, soit d'une injure. Seigneur, ne vous souvenez point de nos offenses.
BOSSUET: « Que tarde la chrétienté à se et des secours de Candie et de la fameuse journée de Raab où Louis renouvela dans le coeur des infidèles l'ancienne opinion qu'ils ont des armes françaises ? »
RAC.: « Ne vous souvenez plus qu'il vous ait offensée »
RAC.: « Il faut que sur le trône un roi soit élevé, Qui se souvienne un jour qu'au rang de ses ancêtres Dieu l'a fait remonter par la main de ses prêtres »
VOLT.: « Je sais ce qu'on vous doit.... Et je m'en souviendrais, si vous n'en parliez pas »
    Par forme de menace. Je m'en souviendrai, je l'en ferai repentir.
    Il s'en souviendra, il s'en repentira.
    On dit de même. Souvenez-vous-en.

 4   S'occuper de, avoir soin de. Souvenez-vous de mon affaire.
VOLT.: « Souvenez-vous surtout de répondre de lui »
    Considérer, faire attention. Souviens-toi que tu n'es que poussière.
BOSSUET: « Elle console le roi, qui lui écrit de la prison même qu'il ne faut craindre de lui aucune bassesse, parce que sans cesse il se souvient qu'il est à elle »
BOILEAU: « Souvenez-vous bien Qu'un dîner réchauffé ne valut jamais rien »

REMARQUE
    1. Souvenir suivi de que, dans une phrase affirmative ou interrogative, veut l'indicatif ; dans une phrase négative, veut le subjonctif : Je me souviens que vous avez dit cela ; je ne me souviens pas que vous ayez dit cela.
    2. Faire quelqu'un d'une chose ou faire à quelqu'un d'une chose : les deux se disent ; cependant la première façon est plus usitée, se rapportant à se , verbe réfléchi ; la seconde plus correcte, se rapportant à il souvient, verbe impersonnel.
MASS.: « Achior tout seul ose parler sans artifice, et faire à ce chef orgueilleux [Holopherne] que toutes ses forces viendront échouer contre cette ville [Béthulie] Vaugelas admettait ces deux constructions, tout en disant que la première est plus usitée à la cour. L'Académie, dans ses Remarques sur Vaugelas, condamne absolument la seconde ; mais elle se trompe, ne distinguant pas dans le verbe impersonnel et le verbe réfléchi. »
    3. Latin subvenire, venir par-dessous ; de là la locution il me souvient, la seule dont nos anciens se soient servis. Ce n'est qu'au XVIe siècle que je me souviens s'est introduit, par un barbarisme égal à un verbe tel que je m'importe, pour il m'importe. Mais ce barbarisme est désormais consacré ; et il n'y a pas à revenir contre l'usage.
    4. Des grammairiens ont essayé d'établir une nuance entre il me souvient et je me souviens, disant que le premier marque une chose qui se présente d'elle-même à la mémoire, et le second une chose que l'on se rappelle à dessein. Cette distinction n'est pas réelle.

SYNONYME
    SE SOUVENIR, SE RESSOUVENIR. Se , c'est garder le d'une chose. Se ressouvenir, c'est se rappeler le d'une chose que l'on avait oubliée : J'avais oublié cette conversation, vous m'en faites ressouvenir. Res suppose une interruption dans le .

HISTORIQUE
    XIème siècle
     Ch. de Rol. CCLV: De grant dolur li poüst suvenir
    XIIème siècle
     Sax. XXII: Ne lor sovenoit pas de jeu ne de chançon
     Couci, XIII: Et li douz chans des menus oisillons Fait as pluseurs de joie suvenir
    XIIIème siècle
     le COMTE D'ANJOU, Romancero, p. 124: Mais un espoir m'a tant reconforté, Que il lui doit de mes maus
     Berte, CVIII: Quant [il] me souvient de Berte, à poi que [je] ne m'occi
BEAUMANOIR: « De si lonc tans comme il pot sovenir à homme »
BEAUMANOIR: « Et bien doit nommer et especifier en son testament toutes les detes et toz les torfès dont il pot estre souvenans »
    XIVème siècle
     Baud. de Seb. VIII, 530: Sire, dist Bauduins, voeilliez à Dieu penser ; Ne vous doit fors de Dieu aourer
     Girart de Ross. v, 1255: Sire, sovaignes vos de Caton en romant, Qui disoit à son fils....
    XVème siècle
COM.: « Je vous envoie ce dont promptement m'est souvenu »
COM.: « Plusieurs fois avoit esté crié par aucuns des nostres, en combattant : Souvienne vous de Guinegate »
    XVIème siècle
RAB.: « Soubvenir assez vous peut de la mansuetude dont ilz usarent »
MAROT: « Le seigneur Dieu de nous a, Plus que jamais Israel benira »
MAROT: « Nous plorions melancoliques, Nous souvenans des malheurs de Sion »
MAROT: « Souvienne-toi que chacun d'eux disoit : à sac, à sac, qu'elle soit embrasée »
CALV.: « Souvienne-nous qu'on ne doit oster de sa gloire [de Dieu] tant peu que ce soit »
MARG.: « Vous avés eu beaucoup d'amys ; mais souvegnés vous que vous n'avés eu que une mere »
MONT.: « Il ne s'est point souvenu de dire, ou faire, ou taire cela »
MONT.: « Il m'est souvenu de mon homme »
MONT.: « Il me feit du conte que.... »
MONT.: « L'ame, par sa faculté, ratiocine, se souvient, juge.... »
AMYOT: « Je l'ay bien ouy nommer, dit l'estranger, mais il ne m'en souvient pas »
AMYOT: « Il se prit à plorer par compassion en se souvenant de la fortune de son ayeul »
AMYOT: « Quand on vous demandera là où vous avez abandonné votre capitaine, souvenez de rezpondre que ce a esté à Orchomene »
AMYOT: « Il fault qu'ilz se souviennent que je n'ai pas pris à escrire des histoires, ains des vies seulement »

ÉTYMOLOGIE
    Provenç. sovenir ; ital. sovvenire ; du latin subvenire, subvenir, de sub, sous, et venire, venir. Ce sont les langues romanes qui ont donné à ce verbe le sens de venir en mémoire, en le détournant légèrement : subvenit mihi, il me subvient, il subvient en ma mémoire.


2ème définition d'Emile Littré

Subst. masculin 



 1   Impression qui demeure en la mémoire.
SÉV.: « Ne croyez point, ma fille, que son [de Turenne] fût fini ici, quand votre lettre est arrivée »
SÉV.: « Il y a des s agréables ; mais il y en a de si vifs et de si tendres, qu'on a peine à les supporter »
BOILEAU: « Et que tout ce qu'il dit, facile à retenir, De son ouvrage en vous laisse un long »
RAC.: « En vain vous en pourriez perdre le »
RAC.: « J'espère que du moins un heureux avenir à vos faits immortels joindra mon »
J. J. ROUSS.: « Je vous prie de me maintenir dans les bons s de Mme de Faugnes »
J. J. ROUSS.: « La solitude où je comptais nourrir les précieux s des bontés de M. le prince de Conti et des vôtres »
DESMAHIS: « Le est l'ombre des plaisirs »
CONDIL.: « Le d'une langue n'est pas uniquement dans les habitudes du cerveau ; il est encore dans les habitudes des organes de l'ouïe, de la parole et de la vue »
MARMONTEL: « L'esprit ne vit que de s, et rien de plus naturel que de prendre de bonne foi sa mémoire pour son imagination »
GENLIS: « Tu connais déjà des maux qu'on ignore à ton âge, les regrets amers, les s douloureux ... »
DELILLE: « Et tel que ce serpent que tranche un fer barbare, Fidèle à la moitié dont l'acier le sépare, à ses vivants débris cherche encor de s'unir, Ainsi vers le passé revient le »
DESTUTT-TRACY: « Quant aux s, il n'est pas douteux que plus ils ont été répétés, plus ils nous reviennent facilement »
BÉRANG.: « On rajeunit aux s d'enfance, Comme on renaît au souffle du printemps »
P. LEBRUN: « Le de l'espérance est frère »
    Le de la mort, la pensée qu'on doit mourir.
    En termes de civilité.
SÉV.: « Quand vous lui écrirez [à Mme de Vins], faites-lui des amitiés pour moi, et tâchez de faire aller un jusqu'à Pompone »
SÉV.: « Je reçois des s très aimables de M. de Lamoignon »

 2   La faculté même de la mémoire. Je ne saurais effacer cette action de mon .
VOIT.: « Je vous assure que, quelque part que je sois, elle [une dame] est toujours dans mon coeur et dans mon »
SÉV.: « Je ferai tous vos compliments ; je suis fort assurée qu'ils seront bien reçus ; chacun se fait un honneur d'être dans votre »
RAC.: « Parlez ; ne suis-je plus dans votre ? »

 3   Par extension, ce qui fait conserver la mémoire de quelque chose, de quelqu'un. Ses blessures sont pour lui de glorieux s de ses victoires.
C. DELAV.: « En de moi, protégez-la toujours »
BÉRANG.: « À ton revers j'admire une reprise ; C'est encore un doux »

 4   Cadeau que l'on fait en partant, pour laisser le de soi à la personne que l'on quitte.

 5   Au plur. Nom donné à des espèces de mémoires où l'on raconte ce que l'on se rappelle avoir vu.
Mme DE CAYLUS: « J'écris des s sans ordre, sans exactitude, et sans autres prétentions que celle d'amuser mes amis »

 6   Tablettes où l'on écrit ce que l'on veut se rappeler. Voilà un joli . J'ai écrit cela sur mon .

 7   Espèce de planchette divisée en sept parties disposées en crans, portant chacune sur une étiquette le nom d'un jour de la semaine, afin qu'on puisse y noter, pour chaque jour, ce qu'on aura à faire ce jour-là.

HISTORIQUE
    XIIIème siècle
     Hist. litt. de la Fr. t. XXIII, p. 730: Lors vint Doulx-penser, Esperance, Et Sousvenirs qui moult s'avance
    XVIème siècle
MAROT: « ....avant qu'on te voye estre, Jerusalem, hors de mon »
MAROT: « D'autre costé, du bien que je poursuis Le subvenir renforce mon martyre »
RONS.: « Souvent le de la chose passée, Quand on le renouvelle, est doux à la pensée »
RONS.: « Le doux que j'emporte de toy »
MONT.: « Le d'un adieu, d'une action, d'une grace particuliere, d'une recommandation derniere »

ÉTYMOLOGIE
    Souvenir 1 ; wallon, sofni.


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Verbe 


(Il se conjugue comme "Venir.") Avoir mémoire de quelque chose. "Se de son enfance. Vous souvenez-vous bien d'un tel, de telle chose? Souvenez-vous de nos conventions, de vos promesses. Quand il n'y sera plus, on se souviendra de lui. Je m'en suis souvenu. Si je m'en souviens lien, la chose se passa en tel temps. Je m'en souviens un peu. Je ne m'en souviens guère. Je ne me souviens pas qu'il m'ait dit cela. Je ne me souviens pas s'il y était, s'il y est venu. Je ne me souviens pas quand cela est arrivé, comment cela s'est fait, pourquoi il a fait cela, où cela s'est passé. Je ne me souviens pas qui me l'a dit. Faites-moi d'aller là. Je l'en ferai . Ceci me fait que"...
"Se de loin," Se de choses qui sont arrivées il y a longtemps.



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. masculin 


Impression, idée que la mémoire conserve de quelque chose. "Agréable . Terrible . Fâcheux, ennuyeux, importun . Un accablant. Perdre le de quelque chose. Rappeler le ... Je n'en ai qu'un léger , qu'un confus. Je garderai un éternel du service que vous m'avez rendu. Le triste m'en revient toujours dans l'esprit. Le de la mort," La pensée qu'on doit mourir.
Il se prend pour La faculté même de la mémoire. "Je ne saurais effacer cette action de mon . Vous serez toujours dans mon ."
Il signifie encore, par extension, Ce qui rappelle la mémoire de quelque chose. "Ses blessures sont pour lui de glorieux s de ses victoires. Ses infirmités sont de tristes s des déréglements de sa jeunesse. Acceptez cette bague, ce sera pour vous un de mon amitié, c'est un d'amitié."



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit aussi de Certaines tablettes où l'on écrit les choses dont on veut se rappeler la mémoire. "Je vais l'écrire sur mon . Vous avez acheté un joli ."
Il se dit encore d'Une espèce de planchette divisée en sept parties disposées en crans, portant chacune, sur une étiquette, le nom d'un des jours de la semaine, afin qu'on puisse placer différents "mémento" sous le nom de chacun des jours où l'on aura besoin de se rappeler quelque affaire.




Emplacement dans le dictionnaire :

soutenu
souterrain
souterrainement
soutien
soutier
soutiré
soutirer
soutrait
souvenez-vous-de-moi

souvenir (se)
souvent
souventefois
souverain
souverainement
souveraineté
soviet
sovietique
soyeux
soyon
spacieusement




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Jean MORÉAS (Les Stances)

...prends mon coeur dans ton réseau léger ! à ma fenêtre, ou bien sous le hangar des routes où je cherche un abri, de quel bonheur secret viens-tu mêler ma peine, et dans tes belles gouttes quel est ce souvenir et cet ancien regret ? 2e LIVRE (XVII) Lierre, que tu revêts de grâce bucolique les ruines des monuments ! Et tu me plais encor sur le platane antique qu'étouffent tes embrassements. Mais je t'aime...


Citation n°2 de Jean MORÉAS (Les Stances)

...fausse amitié me cause trop d'alarmes, et je sais que la gloire ment. Enveloppez mon coeur dans les plis de vos ombres ; ma muse, fille des cités, ô bois, a su garder au fond de ses yeux sombres le souvenir de vos beautés. 3e LIVRE (X) Belle lune d'argent, j'aime à te voir briller sur les mâts inégaux d'un port plein de paresse, et je rêve bien mieux quand ton rayon caresse, dans un vieux parc, le...


Citation n°3 de Jean MORÉAS (Poèmes et Sylves : 1886-1896)

...et les portes, du côté de l'est et de l'ouest, hautes ; et comme en hiver la forêt, dépérissaient les salles de palais, et les porches, et les colonnades de belvéder. C'était (tu dois bien t'en souvenir), c'était aux plus beaux jours de ton adolescence. Dans la cité au bord de la mer, la cape et la dague lourdes de pierres jaunes, et sur ton chapeau des plumes de perroquets, tu t'en venais,...


Citation n°4 de Jean MORÉAS (Poèmes et Sylves : 1886-1896)

...des happelourdes ! - dans la cité au bord de la mer tu t'en venais et tu vaguais parmi de grands vieillards qui travaillent aux felouques, le long des môles et des quais. C'était (tu dois bien t'en souvenir), c'était aux plus beaux jours de ton adolescence. Devant ta tante madame la prieure, que tu sentisses quelque effroi lorsque parlait d'excommunication majeure le vieux évêque en robe d'orfroi, - tu...


Citation n°5 de Jean MORÉAS (Poèmes et Sylves : 1886-1896)

...rien n'entame, et ses cavales étaient vénètes, et l'on pouvait en compter cent, et nulle bête qui soit en mer ni en bocage qui ne fût à fin or portraite sur son chevet. C'était (tu dois bien t'en souvenir), c'était la plus noble dame de la cité. Claire était la face de la dame, telle la fine pointe du jour, et ses yeux étaient cieux marins ; claire était la face de la dame et de parfums ointe. Claire...


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